Présidentielle : espoir ou inquiétudes pour les agences web?

Faiseurs de sites web : La gauche au pouvoir est-elle une opportunité ou une menace?

Quel rapport pourrait-on se dire, entre la politique et le monde d’internet? De prime abord aucun je vous l’accorde, et peut être bien que c’est simplement la volonté d’écrire sur Winsiders et l’impossibilité de me sortir de la tête le contexte présidentiel qui me poussent à cet article. Dans le fond peu importe. Car même si sur internet, Google reste notre despote préféré, tyran qui fait régner la terreur alentour à coup de manchots dévastateurs et autres pandas (on a sans doute pas encore vu tout le bestiaire), désormais François Hollande sera notre président in real life.

La première réponse sous l’angle de l’entrepreneur d’internet

Tout d’abord il faut considérer qu’une agence web est une entreprise comme une autre. A notre taille, celle d’une TPE, vaut-il mieux des patrons euphoriques ou des travailleurs mieux payés ? Notez que je choisis volontairement ce terme qui est censé catégoriser les ouvriers, ce qui est bien drôle, car par opposition les cadres et chefs d’entreprises sont « les non travailleurs », ce qui leur fera sans doute plaisir. D’un point de vue purement économique, nos principaux clients sont d’autres entreprises. On travaille en B2B. Donc au plus nos clients auront le moral, au plus nous sommes censés l’avoir. La propension à l’investissement, l’aversion au risque, l’envie d’entreprendre, un contexte libéral en somme, seraient censés favoriser nos affaires. Une politique de droite est supposée réduire le coût du travail, moins de charges donc plus de compétitivité. Enfin, étant donné que la compétition se fait en général entre nous Français, c’est un faux argument. Mais peu importe ! Car ce qui compte ce n’est pas que nous soyons réellement plus compétitifs mais que les entrepreneurs le croient. Ressentir de l’espoir c’est déjà en soi une relance ! Et bref du côté entreprise, pour rester dans les stéréotypes, ce n’est pas du François Hollande.

Et du côté consommation des forces du web

Donc il fallait voter à droite toute me direz vous? Et bien pas forcément ! Parce que les clients de nos clients sont… des non-patrons ! Donc si ces travailleurs ont un revenu plus important, ils seront encouragés à consommer. Par conséquent, cela peut faire les affaires des PME qui sont nos clients. Voyant leur chiffre d’affaire augmenter, elles seront peut être plus disposées à la création d’un site internet ou à investir dans du référencement. C’est bien connu, quand les affaires vont, on cherche à placer efficacement, faire des dépenses sous forme d’investissements (ce qui accessoirement baisse le résultat net de la boîte et permet de payer moins d’impôts). Finalement alors, Nicolas Sarkozy n’était peut être pas le meilleur choix www !

Au final alors quelle réponse pour les entreprises et web agencies?

Aucune ! C’est bien là où je voulais en venir. Je n’ai volontairement traité qu’un aspect du problème, c’est à dire l’angle politique et économique de bas étage, une réflexion en termes de rentabilité très froide, pour tenter de trouver une réponse logique. Je n’ai pas intégré d’autres paramètres importants mais trop équivoques (comme la justice qui se dégage d’un programme, et ce n’est ni l’apannage de la gauche, ni celui de la droite. La justice est une notion très relative selon les citoyens et si on prend la loi Hadopi en exemple, pour prendre un sujet qui ne blesse personne, les avis varient du tout au tout).

Donc avec une réflexion économique et des raisonnements stéréotypés (« la gauche favorise le salarié et la droite le patron » alors qu’en fait les uns et les autres ont des destins liés) je n’arrive pas à dresser une réponse claire pour mon propre secteur. Alors comment pourrait-on juger de l’opinion de son prochain (la grande mode de Facebook en ce lendemain d’élection), de droite comme de gauche, quand les raisonnements économiques sont si complexes à tenir?

La réponse c’est qu’il faut simplement voter pour ses propres convictions, sans avoir la prétention de les désigner pour quelque chose de plus, et pire encore comme le bon choix par excellence.

J’espère sincèrement que les « vainqueurs » reprendront espoir dans le futur, et que les déçus conserveront de l’optimisme pour ce nouveau président. Car au delà des résultats concrets qu’on observera après les 5 ans de mandat de M.Hollande, la première relance économique, sera d’abord de croire en notre futur.