La solidité d’un projet e-commerce

Nous voyons passer à l’agence un très grand nombre de porteurs de projet. Le même désir de réussite les habite, ils ont la volonté de travailler dur pour leur projet, mais seule une partie d’entre eux ira au bout. Soit parce qu’ils se découragent entre temps, soit parce qu’ils ont fait une erreur stratégique rendant le projet non viable, leur rêve n’aura pas la concrétisation souhaitée au début. Il est donc nécessaire de cumuler un certain nombre de qualité dont voici une liste personnelle et non exhaustive.

Le bon business model

Avant de parler de business plan, ce qui caractérisera un bon projet provient de la solidité du business model. Pour simplifier rudement, il s’agit de la façon dont « la bonne idée » va être transformée en « idée qui rapporte de l’argent ». Grosso modo et pour paraphraser Le Loup de Wall Street sans le côté evil qui y est rattaché, comment allez vous faire passer l’argent de la poche du client à la votre (en toute légalité cela va sans dire). Cela peut paraître évident pour un e-commerçant qui vendrait des marchandises : « Je livre un objet contre un paiement en CB du client ». C’est en revanche plus compliqué si votre e-commerce repose sur une prestation de service. Par exemple si votre bonne idée est de faire un blog sur l’e-cigarette (« car tout le monde en parle, mais sur le web la niche blog n’est pas complète ») et que vous arrivez à fédérer un grand nombre de lecteurs (gratuits évidemment), on peut se poser ensuite la question de comment vous comptez gagner de l’argent. Et bien il existe plusieurs business models qui y répondent, par exemple :

  • En vendant de l’espace publicitaire sur votre site, à destination des sites e-commerce qui eux vendent directement des cigarettes

  • En vendant de l’espace publicitaire à tout le monde (façon chaîne de télé, via une régie publicitaire comme Adsense)

  • En faisant payer un accès ++ au visiteur, pour des sections privées où il trouvera coupons de réductions et autres e-liquides cadeaux offerts par des e-commerçants (pourquoi pas…)

Bref, votre site est un carrefour, il est important de choisir non seulement la meilleure cible mais aussi la meilleure façon de lui vendre votre produit…

Un budget suffisant pour attaquer son secteur

Cette idée mène en fait à 2 sous ensembles. Avoir un budget suffisant pour le site et avoir un budget suffisant pour la visibilité

Le budget site

En e-commerce, ne croyez pas que le plus cher sera de créer le site ! Cela fait partie des illusions, comme de croire que ce qui coûte le plus cher avec une voiture c’est son acquisition… vous dépenserez plus sur 5 ans bien plus en essence, assurance, entretien, que ce représente la moins value achat / revente de votre véhicule. C’est encore plus vrai en e-commerce. Votre site va vous coûter entre 2000 et 10000€ (pour les projets moyens, d’autres sites e-commerce peuvent coûter beaucoup plus, mais raisonnons sur les Renault plutôt que sur les Aston Martin pour avoir une idée moyenne). Il faut aussi prévoir le coût rattaché à la personne qui sera derrière le clavier une fois le site livré, c’est à dire votre magasinier : « Je reçois une commande, j’emballe la marchandise, j’expédie, je fais suivre la comptabilité… et je gère le SAV si besoin ».

Le budget visibilité

Voilà le nerf de la guerre. A moins que vous ne soyez un first moover de génie, il est probable que des concurrents seront en place au moment où vous vous lancez en ligne. Par conséquent, une fois que vous aurez évalué les différentes stratégies pour conduire des visiteurs sur votre site (référencement, e-mailing, publicité Google Adwords, campagne social media, street marketing, courrier ou pourquoi pas porte à porte !) il ne faudra investir sur un segment que si votre budget le permet. Surtout en référencement, il faut à tout prix vérifier la concurrence… et si on vous dit (« on » n’étant pas un escroc notoire mais une agence avec des références valables) « Monsieur pour prendre cette position sur Google il faut compter 800€ HT/mois sur 6 mois minimum », il faudra y aller avec ces moyens là ou ne pas y aller du tout.
Entendons nous bien, les agences peuvent se tromper, surtout en matière de référencement (l’algorithme Google bouge, les concurrents aussi et le SEO est une science empirique), mais les chiffres ne sont pas sortis d’un chapeau. Demandez quoi, pourquoi et combien ? Mais une fois que c’est fait et que cela vous semble justifié, mettez le prix pour prendre la position ou n’y allez pas du tout… Si vous rognez sur la dépense, l’agence ira au combat avec une armée en sous effectif, un malheureux bataillon de fantassins qui devra se battre face à la division de chars d’assauts de vos concurrents. Vous voyez l’issu du combat ? Si vous vous retrouvez avec des résultats moyens (comme une 3e page Google), certes cela sera mieux que la 10e page où vous vous trouviez, mais ce ne sera toujours pas suffisant pour rendre votre site rentable sur le produit en question.

En conclusion

Un projet e-commerce demande un bon business model et un plan d’action très précis en fonction de la concurrence. Des partenaires qualifiés vous aideront à atteindre votre double objectif d’e-commerçant cherchant à dégager une rentabilité sur son chiffre d’affaires. Pour cela votre structure de coût doit être adaptée et à moyen terme, il faut que vous sachiez combien vous dépensez pour générer 1€ de chiffre d’affaires en ayant toujours en tête l’équation : CA = Trafic sur mon site web X Conversion X Panier moyen.