Chirurgiens esthétiques : Création de site internet et référencement

Note : cet article traite son sujet en détails.

Si vous manquez de temps et avez simplement besoin d’une agence web pour la création de votre site web en tant que chirurgien, vous pouvez directement nous contacter.

Dans l’article précédent nous avions traité la question des sites internet d’infirmier et nous restons aujourd’hui dans le thème médical avec les sites web pour chirurgiens esthétiques. Nous allons voir que la logique des règles est longtemps restée la même (rester factuel, pas de promotion etc…) mais que ce dernier point a récemment été remis en question. Nous nous intéresserons donc à la possibilité ouverte de publicité pour les sites médicaux (Google Adwords bientôt pour les chirurgiens ?) puis à la partie « conception efficace » du site.

La publicité internet bientôt ouverte aux chirurgiens ?

C’est en tout cas ce que laisse penser l’article du Conseil d’Etat (de juin 2018), qui grosso modo ouvre cette possibilité de promotion sur le web pour les chirurgiens, afin de se mettre en conformité avec les règles européennes. En outre, et c’est loin d’être faux, on pouvait regretter que les usagers puissent trouver tout et n’importe quoi sur internet (ne serait-ce que sur les forums libres où chacun raconte son expérience médicale avec plus ou moins de pertinence) sans que les chirurgiens eux-mêmes n’aient le droit de s’exprimer. En gros on laissait la parole libre aux non-experts quand les médecins n’avaient rien le droit de dire… Evidemment cela posait la question de la pertinence de l’information médicale trouvable sur le web. Donc le Conseil d’Etat confirme d’une part la possibilité de fournir cette information sur un site internet édité par le chirurgien (et pourquoi pas fourni par une agence web) mais en plus il ouvre la possibilité de pousser en avant cette information (publicité internet). Voici un extrait du texte trouvable sur le site du Conseil d’Etat et qui vient en complément du texte trouvable sur le site du conseil de l’ordre des médecins mais dont il restreint la portée :

« Au terme de ces travaux, le premier constat qui s’impose est que la réglementation interdisant la publicité directe ou indirecte aux professions de santé est susceptible d’être affectée par l’évolution de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a jugé, dans un arrêt récent, qu’une prohibition générale et absolue de la publicité relative à des prestations de soins est contraire au Traité. L’encadrement strict des informations que les praticiens peuvent aujourd’hui rendre publiques ne parait plus répondre totalement aux attentes légitimes du public, désireux de pouvoir bénéficier, avant de s’adresser à un professionnel de santé, d’une plus grande transparence au sujet notamment des pratiques et des expériences professionnelles ainsi que du coût des soins. L’essor rapide de l’économie numérique a rendu obsolètes certaines des restrictions actuelles en matière d’information tandis que les praticiens peinent à maîtriser leur « e-réputation » et que de plus en plus de patients recherchent des informations sur l’offre de soins sur Internet et les réseaux sociaux, tout en doutant parfois de leur pertinence » 

Et oui, à l’heure de la fake news et d’une e-reputation qui se construit même si on ne s’en occupe pas (exemple : les fiches Google Maps où même sans vous être spécialement inscrits, des avis peuvent être laissés sur votre société, que vous soyez médecins ou non), il était temps que les contre-pouvoirs puissent s’exercer.

La construction d’une opinion est un sujet très délicat et s’il va de soi qu’il eut été dangereux de laisser la parole uniquement aux « sachants » pour vanter leurs mérites opératoires, il est sans doute encore plus dangereux de priver de parole les diplômés légitimes. Bref, puisqu’on ne peut/doit pas museler l’internet populaire, autant laisser les professionnels s’exprimer aussi. On attend maintenant une loi claire en ce sens.

A noter que, même si la publicité peut s’ouvrir, on ne pourra pas dire tout et n’importe quoi, c’est évident. Les codes de déontologies demeurent dans les professions médicales et c’est donc le cas pour les chirurgiens esthétiques. Il faudra veiller à ne pas établir de comparatif (respect des relations de bonne confraternité), ni de s’enorgueillir du grand nombre de liposuccions réalisées dans l’année… Il faut rester objectif sur les diplômes obtenus et les compétences. Un chirurgien aura le droit de dire qu’il pratique la chirurgie des paupières ou l’augmentation mammaire, mais il ne pourra pas dire sur son site qu’il dispose des meilleures mains de Marseille (même si c’est vrai !).

 

La conception du site web d’un chirurgien esthétique : quoi dire, quoi montrer ?

L’ordre est clair là dessus : en tant que médecin et chirurgien, vous n’êtes pas obligé de faire un site moche ! A la bonne heure :

« La charte graphique et la ligne éditoriale du site doivent, par conséquent, conserver une certaine sobriété, ce n’exclut nullement l’esthétique et l’ergonomie de la présentation ».

Dans le cas de la chirurgie esthétique, je pense que la qualité graphique du site est d’ailleurs absolument nécessaire. Certes ce ne sont pas les mêmes mains qui font le design d’un site et celui d’un visage, mais c’est un effet de halo. Dans une rue, une enseigne qui tombe en lambeaux ne donne pas envie d’entrer dans le magasin. C’est encore plus vrai si le magasin en question prétend pouvoir rajeunir vos traits et que l’enseigne est constituée par le site internet.

Donc premier point, sur un site web de chirurgien, on s’attache à soigner le design.

En termes de contenus, on pourra énumérer les actes pratiqués et fournir des informations sur les modalités (nombre de rdv pré-opératoires, techniques utilisées, convalescence) en prenant soin d’indiquer que cela ne comporte qu’un caractère indicatif et que la situation précise du patient ne sera déterminée qu’en rendez-vous. D’ailleurs même en rendez-vous un chirurgien ne prétend pas donner un rendu exact suite à une opération. La médecine, même esthétique, est une science humaine par définition différente des mathématiques.

Les photos avant-après des différentes interventions sont une bonne façon de donner une idée de ce qui peut être attendu d’une opération. Cependant, il faut veiller encore à préciser que ce n’est pas un résultat transposable à 100% d’une personne à l’autre même pour une même intervention. Il faut également que les personnes présentées en photo ne soient pas reconnaissables.

En termes de visibilité, on privilégiera pour l’instant les méthodes de référencement naturel pour les chirurgiens (le conseil de l’ordre exclut le référencement payant mais comme on l’a vu précédemment avec le Conseil d’Etat, cela pourrait bientôt changer) ce qui incitera à soigner le contenu sémantique et tous les critères on-site relatifs au SEO. La présence dans des annuaires est possible.

 

Conclusion

La création de site internet pour chirurgien esthétique obéit à des règles en cours de libéralisation. Les choses s’ouvrent, notamment en matière de publicité, mais tout n’est pas encore possible. Une logique de qualité doit prévaloir (informationnelle, graphique) accompagnée d’un respect des règles relatives à l’Ordre. Pour ces raisons et celles de la visibilité sur Google, plus que jamais complexe pour les professions réglementées mais possible via le référencement naturel, il semble nécessaire de recourir à une agence web pour créer son site internet de chirurgien. Une bonne nouvelle au pays des dominos 🙂